Illustration de l'article de blog qui concerne la mémoire dans le cadre de l'apprentissage

De la naissance à la mort, notre vie n’est qu’apprentissage. On apprend à marcher, parler et grandir. En vieillissant, on apprend à se connaitre, on apprend de nos expériences. L’apprentissage passe aussi par des règles, des informations reçues dans son environnement familial, scolaire et sociétal, sur notre lieu de travail ou nos loisirs.

Dans cet article, nous ferons un tour d’horizon sur les différentes mémoires puis nous verrons comment les professionnels de l’enseignement l’utilisent pour transmettre.

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Il existe plusieurs types de mémoire

On assimile des connaissances encore et encore, et ceci, grâce à notre mémoire. On emmagasine, on conserve et on restitue des informations grâce à un réseau neuronal extrêmement complexe.

Selon l’INSERM, il existe 5 systèmes de mémoire interconnectés :

1 – La mémoire à court terme :

  • Appelée mémoire de travail, c’est celle que l’on utilise à l’école, au travail ou en formation. On apprend des notions, des règles de grammaire, une recette de cuisine. L’objectif sera de réaliser une tâche. On l’utilise par exemple lorsqu’on prend des notes, lorsqu’on retient un code d’accès ou un mot de passe.

2- La mémoire à long terme :

  • La mémoire sémantique, c’est la mémoire des connaissances acquises sur soi et le monde. On se souvient du nom des objets, des pays, des personnes célèbres (ou non…). C’est la mémoire du langage. Elle se construit tout au long de notre vie.
  • La mémoire épisodique permet de se souvenir des évènements que nous avons vécus. Notre dernier voyage à l’étranger, le délicieux dessert du resto du week-end ou la séance de cinéma ratée avec ce film tellement catastrophique qu’on s’est endormi…elle nous situe dans le temps et l’espace.
  • La mémoire procédurale est celle des automatismes. On ne réfléchit plus pour marcher, écrire ou passer les vitesses lorsqu’on conduit…
  • La mémoire perceptive utilise les 5 sens. Nous avons tous vécu cette situation où une odeur nous remémore instantanément un lieu, une personne ou une anecdote…. Il en est de même lorsque l’on reconnait une voix, le goût d’un aliment, mais aussi là où l’on a posé ses clefs. La fameuse madeleine de Proust est la référence en la matière.

Le formateur : la clef de notre apprentissage

Connaitre ces différentes mémoires est une base pour un formateur qui va devoir transmettre des informations à un public d’apprenants ou d’élèves.

Lors de son propre cursus de formation, il apprend à les distinguer, mais aussi et surtout à identifier les profils de tous ses apprenants. Nous sommes tous différents et avons plus ou moins de facilités de mémorisation. Mieux les connaitre, c’est se donner les moyens d’accompagner au mieux les apprenants, cibler leurs aptitudes et leurs atouts pour mieux les aider.

Le formateur va s’appuyer sur de grandes règles pour faciliter la transmission et l’acquisition de nouvelles notions :

Concrétiser l’abstrait grâce à des mises en pratique. Pour mémoriser de nouvelles informations, nous devons mettre en lien nos apprentissages antérieurs et ceux qui nous sont transmis. Nous avons donc besoin de mises en situations réelles et d’exemples concrets.

– Autre grand principe : la répétition de l’information qui va permettre l’ancrage.

Le travail en groupe et la participation active. Proposer des ateliers et des exercices en équipe permet de créer une dynamique favorable à la mémorisation.

– Mais la méthode d’apprentissage en vogue est la gamification. L’anglicisme de la « ludification » ou de la « ludopédagogie » est employé lorsqu’on utilise des jeux dans le cadre de l’apprentissage.

Donner un aspect fun à la formation permet aux apprenants de se motiver et de s’investir davantage. Le challenge, mais aussi le storytelling, la narration, les badges et autres récompenses sont des outils qui vont stimuler l’apprenant. Il va mémoriser grâce à ses ressentis, à ses émotions.

Et oui !!! Voilà un des secrets pour un bon apprentissage : l’utilisation de l’ensemble de ses sens.

Connaitre son profil pour mieux apprendre

Depuis les années 1920, il existe cette hypothèse selon laquelle nous avons des capacités différentes avec 3 types de profils d’apprentissage :  visuel, auditif ou kinesthésique.

Cette théorie a évolué au fil des années et est notamment, entre autres, une des bases de la pédagogie Montessori.

Si vous avez été en échec scolaire, peut-être s’agit-il seulement du fait que vous êtes quelqu’un plutôt kinesthésique. En effet, notre système scolaire a plutôt tendance à être favorable aux apprentissages par la mémoire visuelle.

Les profils visuels vont avoir besoin d’écrire, de prendre des notes, de schématiser. Si vous avez fait des fiches stabilotées de rose, jaune, orange et vert vous avez besoin d’utiliser principalement votre vue pour mémoriser.

Les profils auditifs aiment apprendre avec un fond musical. Ils arrivent à retenir la majorité de leur cours en écoutant le prof ou le formateur. Ils récitent leur leçon à voix haute.

Les profils kinesthésiques ne représentent que 9% de la population. Ils retiennent les notions en se mettant en situation. C’est grâce aux gestes, à l’espace, aux sensations, aux souvenirs de ces actions qu’ils mémorisent. « Kiné » a pour origine le mot grec « kinêsis » : le mouvement. L’apprentissage par le mouvement.

Vous comprenez maintenant pourquoi l’école n’est absolument pas prévue pour les élèves au profil kinesthésique… 😉

UN PETIT BONUS ! 🎉🤩

Pour connaître votre profil, faites le test d’André GIORDAN, auteur du livre « Apprendre à Apprendre »  !

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2 commentaires

  1. Super article, je viens de faire le test et c’est tout à fait cela !
    Merci pour tous ces détails qui m’ont permis de mieux comprendre ma mémoire !

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